Les Français de Suisse

Les Français de Suisse, des citoyens français comme les autres

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Commerçants, salariés, employés, étudiants, médecins, retraités… Les Français de Suisse sont des Français comme les autres. Ils ont simplement fait le choix de vivre en Suisse pour raisons familiales, pour travailler, s’investir dans la vie locale, prendre leur retraite.

Elue, je m’emploierai à montrer « la richesse et le capital savoir-faire » de ces dizaines de milliers de Français habitant la Suisse. Ils sont le rayonnement de notre pays. Ils sont l’image, la culture et la valeur ajoutée de notre République hors des frontières nationales. Ils influencent et facilitent les échanges commerciaux extérieurs. Ils sont notre meilleur atout!

Aujourd’hui, nous traversons des jours difficiles où les courbes financières se dessinent plus vers le bas que le haut. Ce n’est pas en fermant les yeux aux figures du possible, aussi sombres soient-elles, que l’on peut choisir de construire une autre histoire de l’avenir. Peut-être que les expatriés français ou binationaux que nous sommes pourront témoigner des réalisations d’un pays d’accueil qui use d’innovations et de créativité. La Suisse se singularise, à ce jour, par une bonne santé économique. Ses forces ? Un niveau de dépenses en recherche et développement deux fois plus élevé qu’en France, un travail qualifié mieux valorisé, un tissu industriel mieux implanté et pérenne ou encore, un frein à l’endettement ancré dans la Constitution (depuis 2003) pour une politique budgétaire stable.

Construire une union nationale

LUCERN

Bien sûr, vouloir donner des leçons serait bien présomptueux de notre part. Chaque pays a construit son histoire sur des fondations culturelles et institutionnelles qui lui sont propres. La France a une tradition politique bipolaire, la Suisse sa « formule magique ».

Nous pouvons pourtant en tirer un enseignement. La perpétuelle lutte entre la droite et la gauche est devenue totalement obsolète dans notre République. Voire dangereuse. La crise nous a plongés dans l’urgence. Aujourd’hui, il faut rassembler, bâtir une union nationale, et non plus diviser pour mieux régner comme certains continuent à le faire.

Sans embellir ou sublimer le système politique helvétique, il serait de bon sens d’encourager enfin le compromis, le consensus et la consultation. Du référendum à l’initiative populaire, ce modèle politique assure une stabilité institutionnelle loin d’être étrangère à la bonne santé économique de la Suisse comme l’ont encore récemment souligné les agences de notation. 

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